Bistouri !

06 octobre 2008

Sun Li..

.. is tearfully moving away to a new page. Hope she'll still have the decency of not writing too often there, sparing you the agony of having to enter her terribly wicked mind.
Knock HERE and know that you're more than welcome :)
I want to thank every single person who took the time to read these posts, on the last 3 years. All of you gave me a purpose and brought me joy, because I love writing. Thank you again, all of you : Loula, Najlae, KB, Hassan.. Thank you :)

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15 août 2008

Quote

" Que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et plus encore de mon jardin imparfait !". Montaigne.

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18 juillet 2008

Instantané

Maternité, samedi soir, tard la nuit. Une mère célibataire se tord de douleur, l'accouchement promet d'être épique..
Sage-femme 1 : "Je me demande où peut bien être le père ?"
Sage-femme 2 : "En train de faire la même chose à une autre."

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17 juillet 2008

Instantané

Read on an old homeless patient's arm : "Pas de chance. Mina."

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06 juillet 2008

Tssk Tssk ! Man choufouch ?

"Allah i3miha lik !"

C'est le plus souvent par ces échanges gracieux et tout en retenue que communiquent les couples potentiels dans nos rues. Depuis que chacune de nous s'est vue en droit, pour des raisons anatomiques, de mettre une brassière, elle est la cible de regards langoureux, de dévissage de cervicales sur son passage, de mots doux prononcés dans une langue guère maîtrisée avec l'accent le plus irritant qui soit, sans compter, pour les protagonistes les plus en forme, de tâtage de marchandise en direct live..
Autant dire que le projet de loi contre le harcèlement sexuel sera certainement vu comme une aubaine par la majorité de la population féminine (excluons de ce groupe les plus de 78 ans). Cependant, il me semble que ces comportements, bien qu'hautement irritants, peuvent avoir une réelle utilité sociale. Afin d'exposer mon point de vue avec le maximum de pédagogie, revoyons succintement ensemble les principales étapes du développement des interactions fille/garçons, en se basant sur un cas concret, et que je suppose bien maîtriser : le mien.

Ainsi, de la naissance à l'entrée en maternelle, se situe la seule et unique période de sérénité pour la toute petite fille qui ne sait pas encore ce qui l'attend. Elle peut en avoir été prévenue par une tante qui, penchée sur son berceau avec tout le poids du poireau qui lui pousse sur une narine, se désole que le premier-né n'ait pas été affublé des attributs du mâle : surpoids entre les jambes, incapacité à faire ses nuits tranquilles, et woofer entre les amygdales. Elle continue à téter allègrement son biberon, puis plus tard à recracher sa soupe, s'assurant ainsi des forces qui lui seront bien utiles dans son combat à venir.
Une fois entrée en crèche, elle fait preuve vis-à-vis de la gent masculine d'une force de caractère qui lui fera cruellement défaut ultérieurement, une fois que le besoin de transmettre ses gènes entrera en jeu (balayant par la même occasion tout sens critique). En effet, faisant fi des conventions internationales et du savoir-vivre, elle n'hésite pas à dénoncer à la maîtresse son voisin qui n'a pas su faire usage de sa continence récemment apprise et s'est soulagé sur sa chaise (les sanglots du petit garçon résonnent encore à ce jour dans ses oreilles de collabo), apprend très vite les zones stratégiques à viser pour se débarasser des fâcheux voleurs de Bongos, et se lance dans l'élevage de vers à soie à grande échelle, rabattant le caquet à tous ceux qui mettent en doute les capacités entrepreneuriales des femmes.
Cette période épique et hautement divertissante se poursuit jusqu'à l'âge de douze ans environ, où commencent les premières emmerdes, en général déclenchées par la capacité de nos hormones à foutre notre vie en l'air. Elles font des vagues au sens propre comme au figuré, et étant donné nos antécédents culturels récents (mariage précoce, 4 gosses by the time you're 22), le beauf de la rue ne peut pas s'empêcher de confirmer à voix haute ce que, devant l'intimité de son miroir, partagée entre fascination, dégoût, et une curiosité toute scientifique, la plus si petite fille commences déjà à percevoir comme la source de gros bouleversements dans son encore petite life.

En effet, il est de tradition nationale, pour la plupart de nos mâles, d'énoncer à voix haute ce qui lui vient à l'esprit au passage d'une personne du sexe opposé : appréciation du potentiel physique de la malheureuse (assortie d'une note sur 10 avec barème pour les plus scientifiques d'entre eux), projets envisagés à très court terme et totalement irréalisables (problème de temps -15 h 27-, de lieu - Fal Ould Oumeir avenue-, et de personnages -coquelet à crête de 19ans-), puis imprécations diverses devant l'indifférence de l'objet de sa flamme. Ceci, comme je le disais plus haut, sans presque aucune limitation liée à l'âge, puisqu'apparemment un appareil dentaire ne les rebute pas.

Quelles réactions cela provoque-t-il en face ?

1. le plaisir non dissimulé : l'ego bourgeonnant de la jeune fille est ému par cet hommage maladroit, mais hommage quand même, rendu à sa beauté. Elle se promet de réutiliser le même lip gloss la prochaine fois. 5 secondes plus tard, alors que, toute émoustillée, elle se retourne, ...

2. le dégoût ! son Roméo est en train d'entretenir une passante plus âgée, en djellaba et cheveux en bataille. Même discours stéréotypé, même passion dans le regard. Une prise de conscience cruelle pour la jeune fille qui se rend compte que ce n'est pas elle mais ses chromosomes (XX) et leur conséquences phénotypiques qui lui on valu ce bref moment de vanité.

3. le "I'm so over it" : phase qui dure longtemps. Pas bonne pour les rides du visage car elle consiste à froncer les sourcils et à marcher en faisant la gueule, ce qui dissuade bon nombre de jolis coeurs potentiels (car rappelez-vous : le dragueur est un peureux), mais excellente pour le développement du sens de la répartie, même intériorisée (syndrome du "on refait le match"..).Ainsi, au bidochon qui, ayant remarqué votre macaron sur le pare-brise, vous demande de le guérir devant l'ensemble de la station-service, vous l'invitez cordialement à un entretien privé au service de psychiatrie. Certaines poussent cette entreprise de rééducation des masses assez loin (citons une personne de notre lointain entourage qui a râpé la figure d'un fâcheux trop entreprenant sur un mur de crépi). Au final, vous êtes effectivement devenue revêche, mais on vous fout une paix royale (vous vous demandez même si vous n'auriez pas emmochi avec l'âge, surprise de la tranquilité qui entoure désormais vos déplacements quotidiens.)

4. la résilience : avec le temps, et la sérénité qui l'accompagne (apparemment inversement liée à la fermeté de notre collagène, n'est-ce pas Jane Fonda ?), on apprend à utiliser ces démonstrations de libido à notre avantage. Exemple concret : vous récoltez plus de "Bonjour" gutturaux sur le trajet du travail depuis que vous avez cédé à la tentation de vous brosser les cheveux avant de sortir (variantes possibles : coupage de frange, li miches, breuchingue) ? Continuez sur cette voie. Il est très possible que le mec que vous lorgnez de l'autre côté de votre open space soit aussi charmé par cette amélioration capillaire, mais ait trop d'amour-propre/éducation/inhibitions/orientation sexuelle réfractaire pour vous le beugler en pleine face :)

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14 avril 2008

Tag Tag Tag Nabaztag !!

Quelques années après qu'on m'en ait parlé, je me décide enfin à me faire tagger. Problème : je n'ai aucun canevas de départ. Solution : mon doglover préféré m'explique, avec la patience qui le caractérise, qu'il s'agit, je cite, de "raconter 6 bizzareries sur soi même ...manies , tics , superstitions". Et d'ajouter, rassurant : "ce sera vite torché  avec toi ".
Bon, ben..
1. quand je parle au téléphone et que je suis chez moi, je fais les cent pas dans la pièce en faisant bien attention à marcher dans un carreau sur deux. Essentiel à ma concentration.
2. je continue à acheter des jeans taille basse même si je déteste avoir les fesses à l'air et que étant en plein régime amincissant, je devrais attendre de me stabiliser côté poids avant de faire chauffer la CB. Pourtant, les narines gonflées par l'espoir, je persiste à croire qu'un jour, je le trouverai, ce jean qui tiendra sur mes hanches. Problème : je n'en ai pas. De hanches, s'entend.
3. les deux taches bleues sur les doigts de ma main gauche ne sont pas une malformation congénitale mais la conséquence du fait que la façon merdique dont j'écris me pousse à repasser avec ma main sur l'encre fraîche. Ma vie est, toutefois, un peu moins infernale depuis que j'ai rompu avec mon dernier stylo à plumes. Je l'aimais, pourtant.. Kan msouwwer fih Garfield.
4. je n'ai pas de limites dans ma tête au nombre d'animaux que ma maison peut accueillir. Par conséquent, je continue de m'arrêter à chaque fois qu'un type vend des chiots sur la route. Je soupire, je constate avec effroi que la boule de poils is not even legal age, m'emporte intérieurement contre la torture que font subir ces types à l'équivalent canin de nourrissons, puis demande le prix. Jusque là je n'ai pas encore sauté le pas, mais je me réjouis intérieurement à la perspective de rentrer de mon appart après une garde pour le trouver transformé en bac à sable géant. Sans compter que secrètement, je rêve d'un pitbull (voir www.spbr.org). Et que si mes chats lisent ce post, ils risquent de demander le divorce.
5. le vendeur de dvd dans ma rue persiste à me fourguer des films qui coincent dix minutes avant la fin (j'en suis au 24ème, et le seul que j'ai pu voir jusqu'au bout, c'est le dernier James Bond). Je persiste à me fournir chez lui et à lui dire bonjour le plus gentiment du monde.
6. je suis obsessionnelle, stressée, et je ne sais pas me mettre du crayon sur les yeux par peur d'en perdre un.

PS à mes chats : je consulte aussi marocannonces.com rubrique animaux..
PPS : je consulte quotidiennement dlisted.com
PPPS : la personne qui m'a envoyé ce tag a ouvert la boîte de Pandore.. Can't stop writing !!

nino_zarafa


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02 mars 2008

Strange Days

I was walking to work, the other day, for the first time in months. I had finally managed to get early enough not to have to run behind a cab at 7.55 am, but to soak up the sun instead during 20 precious minutes, the last ones before the awakening of the city's cars.

So here I was, a few meters away from the hospital's entrance, when I noticed some feces on the ground. I knew it wasn't some neighborhood dog who left that on his own morning walk. I knew it was one of the humans who lived on the surroundings. The ones who were too weak to defend themselves on the street, and resorted to sleep near the emergency's entrance, where there was always 2 or 3 guys (security, male nurses, police officers) who could hear a cry for help. The one who slept under the manicured trees in blankets darkened by dirt. The old men, and the women.

It reminded me of the last time I freaked out while working. I was on night call, and that young beautiful woman stormed into the examination room while I was already busy with a patient. She came to the desk, bluntly put the card she'd been given at the ER entrance on the table, and panickedly told me that she had stomach pain. I told her I was already seeing a patient and that she must wait for her turn (while mentally cursing the absent nurse who was supposed to kinda organize it all..), upon which she looked surprised and went out, only to come back in as soon as I finished writing my prescription.

She was dressed in a jellaba, hair untied, and my first impression of her was that of strangeness. I supposed she was just worried of her symptoms, but as she looked surprised again when I told her to get on the bed to examine her, and generally looked lost, I began to sense there was more to it. She had 2 rings on the same finger, and I figured out she must be married, to which she answered yes. She was reluctant to undress, and when I got to examine her, I found a round mass on the pelvis. She had absolutely no stomach pain. I asked her when she last had her period, and she said : "Four months". I told her if she thought she might be pregnant, and the absent look in her eyes just struck me as she had never linked the absence of her period with a possible pregnancy. I didn't really understand either why no one was with her, as young spouses rarely go out to the ER in the middle of the night without at least one family member (causing major overcrowding in the waiting room, by the way), and mechanically wrote her a letter for the gyn-ob specialist on duty that night.

A few minutes later, with her gone, I was asking the nurse who had finally come back, and she said : "Oh, that woman ?She's been sleeping around the hospital for two years now". 

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16 février 2008

La Passion selon Sun Li

dog_funny

Ca a toujours été pour moi une évidence. Le genre de choses qui font tellement partie de moi que je ne les remets pas en question. Ce qui fait que quand je rencontre une blatte sur le chemin de la cuisine, je ne l'écrase pas mais lui organise un cordon sanitaire pour l'évacuer vers la fenêtre la plus proche sans trop la stresser. Ou que j'ai l'utérus qui se tord dès que j'entend un chaton perdu miauler de faim.

C'est le genre de choses tellement viscérales que les gens les plus proches de moi ont dû s'y faire. Le genre de choses qui ont fait que ma mère, qui me gâtait un peu trop, s'est vu demander "C'est pour la belle-mère ou la belle-soeur ?" par l3ettar, alors qu'elle s'enquérait de la présence d'hérissons vivants à vendre. C'était à ma demande, moi qui, après avoir successivement peuplé la cour de notre appartement de quelques poussins, une tortue, et deux lapins, avait demandé l'affection d'un hérisson...

Le genre de choses aussi qui ont fait que mes parents ont dû successivement supporter Wolf, un bon gros chien qui adorait jouer avec des canettes de bière vides (pas de Coca) lors de sa sortie quotidienne au terrain vague d'â côté, puis Filou, un caniche au coeur tendre, mangeur de lacets, qui ne bougeait pas de ma chambre si je n'étais pas à la maison, Noiraud, un chat ayant sauté spontanément dans la voiture de maman, parquée devant un supermarché et qui se servait tout seul à déjeuner en faisant basculer son paquet de croquettes, Makia, une chatte qui était venue accoucher de 3 paires de chatons jumeaux après que Wolf soit parti et avait un don particulier pour effectuer des raids sur les barbecues des voisins, et enfin, Daisy, une épagneule japonaise que je ne lâchais pas d'un coussinet et qui ne se sentait véritablement à l'aise pour se soulager que sur le tapis haute laine blanc du salon, avec mon assentiment bienveillant. Dire que mes parents avaient du mal à gérer tout ça serait une litote...

Puis, après que Daisy soit morte, nous sommes restés longtemps entre humains. Maman a bien tenté une timide introduction de poissons rouges, inquiète qu'elle était devant mes soupirs et ma mine nostalgique dès que je voyais un chien. Mais ils faut croire que nous n'étions pas particulièrement doués pour nous en occuper, et, inquiets pour la santé de l'un d'entre eux qui ne nageait plus que perpendiculairement à la surface de l'eau, nous les avons vite rendus au vendeur qui, nous étions nous dit, ne pourrait pas les traiter pire que nous.

Puis, une après-midi, mon père est rentré à la maison avec un chiot dodu et placide, auquel s'est ajouté quelques mois plus tard un Pinscher nain au tempérament de diva. Ce duo improbable a revu l'organisation de notre jardin, régulé les entrées de chats sur la surface gazonnée, et monitoré la fréquence des passages près de notre clôture avec un entrain touchant et un concert heureusement discontinu d'aboiements. Ils m'ont aussi offert de passionantes courses poursuites à leur trousse, inquiète que j'étais du devenir du caniche des voisins, qu'ils chassaient avec autant d'entrain que des chiens anglais après un renard. Le cerveau de la bande (qui était aussi le plus petit et le dernier arrivé) s'assurait aussi que personne, humains ou animaux, ne s'approchait de trop près de moi, et prévenait tout geste potentiellement à risque, câlins compris, par un poinçonnage de la cheville de mon malheureux vis-à-vis. Il a aussi passé de longues heures à mes côtés, à me soutenir moralement par de discrets ronflements lorsque je préparais des examens qui semblaient ne pas vouloir finir.

Puis j'ai quitté la maison de mes parents, et ai dû leur laisser Laurel et Hardy (leur nom de scène) avec une bonne dose de culpabilité. Ce sont maintenant Les Filles qui partagent ma vie. J'ai trouvé la première sur les marches de la maternité, petite boule de poils tricolore, et la deuxième est venue quelques semaines après. J'ai eu beau chercher, sonder mes amis, les regarder elles avec intensité à la recherche d'une inspiration, je ne leur ai toujours pas trouvé de nom qui me satisfasse. Heureusement, elles sont accommodantes,  le bruit d'un pochon de nourriture en train de s'ouvrir étant suffisant pour attirer leur attention, souvent monopolisée par le manège des grues du chantier voisin.

Je n'ai jamais pris le temps ni senti le besoin de me demander ce qui me rendait l'amour des animaux si évident, mais, l'autre jour, une phrase lue m'a offert un début de piste. Je ne me rappelle plus exactement de la formule, ça expliquait qu'on pouvait parfaitement passer un excellent moment, assis avec son chien, sans avoir à échanger un mot. C'est tellement vrai.

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23 septembre 2007

Petite lettre d'excuses préalables..

.. à ce blog, et aux lecteurs qui échouent sur ses rivages pour y être accueillis, depuis presque 3 mois maintenant, par deux raies mantas qui semblent vouloir changer de milieu de vie ("Marre de l'océan ! Et en plus, l'eau salée, c'est super irritant pour la peau, quoi !").
Je m'excuse parce que je compte recommencer à y déverser le produit de mon imagination mêlé de quelques impressions recueillies au gré de mes pérégrinations dans ma laife.. (je ne maîtrise toujours pas l'utilisation du i tréma, sorry)
Voilà :)

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20 juin 2007

This is for you

raie_manta03

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